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Damien Jost
⚖ Avocat | đŸ›ĄïžDĂ©fense des diagnostiqueurs immobiliers et de leurs assureurs devant les tribunaux | âœđŸ»Formation et conseils rĂ©dactionnels pour les rapports de diagnostic | 🔮 Youtube @damienjostavocat
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July 10, 2025
đŸ‘©â€âš–ïž Les rapports de diagnostic immobilier sont rĂ©guliĂšrement critiquĂ©s par des juges. 👇 Exemple n°1 👇 La mise en page du rapport Cet aspect n’est pas du tout anodin aux yeux du juge (emplacement des phrases, mais aussi police et taille des caractĂšres, couleur, etc.). Face Ă  des rapports toujours plus denses, la mise en page devient un enjeu majeur. Dans l’exemple ci-dessous, on voit que le juge a sanctionnĂ© une mise en page qui, selon lui, ne permet pas au « lecteur profane » (sic) de saisir « l’importance des constatations opĂ©rĂ©es » : IdĂ©es Ă  retenir : ‱ Le juge demande Ă  l’opĂ©rateur de formuler un rapport qui permette Ă  un lecteur profane de saisir l’essentiel, et ce, afin de compenser la lourdeur technique du rapport. ‱ Le juge laisse au diagnostiqueur une totale libertĂ© rĂ©dactionnelle pour formuler son devoir de conseil. Conseil: prendre en compte la vision des juges dans la façon de rĂ©diger vos rapports.
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July 10, 2025
Discussion about this post
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Jeanne-Elisabeth TESNIERE
Directrice de l agence RANCE IMMO à la vicomté sur rance
6 months ago
Bonjour Ă  tous, au regard des Ă©changes autour des sujets de la forme et du fond pour les diagnostics, un agent immobilier est tenu au devoir de conseil Ă©tendu , voire infiniC’est ce que nous nous employons Ă  faire en relisant avec attention et en expliquant Ă  nos acquĂ©reurs avertis ou novices , point par point. tous les Ă©lĂ©ments des diagnostics immobiliers que nous nous dĂ©livrons Ă  nos clients . AprĂšs cette lecture, accompagnĂ©e et complĂšte, nous nous assurons de la bonne comprĂ©hension du dossier dans toutes ses dimensions. Maintenant, j’aimerais moduler les propos: Je pense qu’en France, il s’agit d’arrĂȘter maintenant le transfert de responsabilitĂ© Ă  tout prix et d’insulter l’intelligence des consommateurs. Il est temps de faire grandir tout le monde.. chacun doit pouvoir Ă  son niveau, prendre ses responsabilitĂ©s et assumer les consĂ©quences de ce qu’il signe. Le conseil, l’accompagnement, l’écoute ont toujours Ă©tĂ© au cƓur de nos prĂ©occupations. LĂ  il s’agit d’ĂȘtre nourrice Ă  plein temps 24 heures sur 24 dans cette France qui infantilise complĂštement la population Ă  tous les niveaux.
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Dave N.
Diagnostiqueur immobilier - Auditeur ÉnergĂ©tique - DTG/PPPT - PassionnĂ© du bĂąti
6 months ago
J'aurai une question, bon hors sujet de ce post, mais le sujet me paraĂźt important — Depuis les derniers textes parus en juin, nos OC peuvent nous retirer notre certification DPE, si on ne rĂ©pond pas sous les 15 jours Ă  une de leur demande, notamment sur le sujet du contrĂŽle de cohĂ©rence fait par une IA dressĂ©e par l'ADEME. Pour moi une telle demande Ă©manant d' un organisme qui peut infliger une sanction est une mise en demeure. Donc Ă  ce titre, la rĂ©glementation est claire sur le sujet — Une mise en demeure DOIT ĂȘtre remise, soit par lettre recommandĂ©e, soit remise par un huissier. Donc, si on me suspend sur simple mail âžĄïž ben c est illĂ©gal. Je me trompe ? Sujet Ă  creuser cher MaĂźtre, un post sur le sujet 😉
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Eric Rauturier
Président SASU ADG
6 months ago
D'oĂč l'importance de se placer rĂ©guliĂšrement des 2 cĂŽtĂ©s de la barriĂšre pour mesurer l'Ă©cart entre ce qu'on produit et ce qu'on attend de nous !
⚠ VOLUME HABITABLE erronĂ© dans le cadre d'une vente: Le notaire est condamnĂ© deux fois et le diagnostiqueur s'en sort indemne de toute condamnation. C'est une affaire toute rĂ©cente. Un propriĂ©taire possĂ©dant demande Ă  un diagnostiqueur de mesurer le volume d’une petite chambre situĂ©e au dernier Ă©tage d’un immeuble. Le client, se garde d’indiquer Ă  son prestataire l’usage prĂ©cis qu’il entend faire de ce mesurage. A l’issue de ses calculs in situ, l’opĂ©rateur communique au client un rapport annonçant (sans rĂ©fĂ©rence aucune Ă  quelque texte de loi), un volume « total » lĂ©gĂšrement supĂ©rieur Ă  20 m3. Le propriĂ©taire met ce bien en vente. L’acte notariĂ© prĂ©cise que la vente porte sur un bien Ă  usage locatif. et rappelle que pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme dĂ©cent, rĂ©glementairement parlant, un logement doit possĂ©der un « volume habitable » d’au moins 20 m3. Mais surtout, l’acte notariĂ© Ă©nonce : - que le vendeur a dĂ©clarĂ© un « volume habitable » supĂ©rieur au seuil prĂ©citĂ©, - que cette donnĂ©e « rĂ©sulte du rapport » de l’opĂ©rateur. AprĂšs son achat, l’acquĂ©reur fera vĂ©rifier le volume habitable par un autre diagnostiqueur. Patatras ! AprĂšs vĂ©rification, le volume habitable rĂ©el s’avĂšre infĂ©rieur au seuil rĂ©glementaire (donc impossible de louer). ProcĂšs engagĂ© par l’acquĂ©reur contre vendeur, diagnostiqueur et notaire. Le notaire se retourne contre le diagnostiqueur, considĂ©rant que celui-ci est nĂ©cessairement fautif si le volume habitable rĂ©el est infĂ©rieur au seuil rĂ©glementaire. RĂ©plique du diagnostiqueur : le rapport de celui-ci ne vise qu’un « volume total », sans jamais faire Ă©tat du volume habitable. Le tribunal prononce l’annulation de la vente, tout en retenant la responsabilitĂ© du seul notaire, considĂ©rant que celui-ci a interprĂ©tĂ© de façon erronĂ©e le rapport de mesurage. Le vendeur ayant fait appel, l’affaire donne lieu Ă  une nouvelle dĂ©cision judiciaire. Les juges confirment l’annulation de la vente mais aussi la condamnation du (seul) notaire. A leurs yeux, le diagnostiqueur n’a pas engagĂ© sa responsabilitĂ©, puisqu’il ne lui pas Ă©tĂ© demandĂ© de calculer un volume habitable, mais seulement un volume, sans autre prĂ©cision. De plus, le juge relĂšve que le vendeur a nĂ©cessairement validĂ© la prestation de l’opĂ©rateur, puisqu’il a payĂ© sa facture sans la moindre contestation. Cette dĂ©cision rappelle ainsi, une nouvelle fois, que le notaire ne saurait faire dire au rapport technique ce que celui-ci ne dit pas. Le juge entend ainsi dĂ©fendre le sens dudit rapport. Il appartient donc au notaire de ne pas transformer le contenu du rapport du diagnostiqueur. La prudence devrait toutefois inciter l’opĂ©rateur Ă  prĂ©ciser systĂ©matiquement dans son rapport : - que la conclusion de celui-ci devra ĂȘtre reproduite dans son intĂ©gralitĂ©, sans modification, ni ajout ou omission, - que cette conclusion ne saurait ĂȘtre prise en compte indĂ©pendamment des rĂ©serves et/ou propositions d’investigations complĂ©mentaires formulĂ©es par le diagnostiqueur.
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January 5, 2026
"Monsieur, on dirait que vous n’aimez pas beaucoup les Notaires ! Faites attention ..." Tels furent les mots d’un voisin de table, alors que, attablĂ© au restaurant, je racontais Ă  un ami deux procĂšs du genre « chassĂ©-croisĂ© » : diagnostiqueur acquittĂ© (= mis hors de cause), notaire condamnĂ©. Mais visiblement, ce jour-lĂ , j'avais aussi un auditoire clandestin (et notarial !) L’expĂ©rience du sinistre diag montre pourtant que le notaire (mais aussi l’agent immobilier) reste attaquable dans 1 vente sur 3, mĂȘme si diagnostic il y a eu. Situation Ă©videmment difficile Ă  accepter pour le notaire, qui souvent tentera de rejeter la faute sur le diagnostiqueur. Mais les rĂ©sultats judiciaires rĂ©cents du CABINET JOST - JURIDIAG dĂ©montrent que la stratĂ©gie de la « patate chaude » ne fonctionne pas toujours. Aux yeux du juge, Ă  chacun sa mission, et donc Ă  chacun sa responsabilitĂ©. Ayant dĂ©fendu la profession notariale pendant 10 ans, je n'ai Ă©videmment rien contre celle-ci. Bien au contraire. Plusieurs sinistres « diagnostic immobilier » ont d’ailleurs pu connaĂźtre une issue favorable grĂące Ă  la qualitĂ© de l’acte notariĂ©. DĂ©fendant depuis 20 ans les diagnostiqueurs et leurs assureurs, trop souvent considĂ©rĂ©s comme des cibles faciles, je voudrais juste contribuer, Ă  mon petit niveau, au rééquilibrage du systĂšme mais aussi Ă  la restauration de l’image d’une profession parfois injustement dĂ©criĂ©e.
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January 22, 2026
💰 Un diagnostiqueur condamnĂ© Ă  100 000 €, un acquĂ©reur qui passe Ă  travers le plancher de son grenier et un avocat pas loin d'y passer lui aussi. AoĂ»t 2020 : vente d’une petite maison de village Ă  un jeune couple « primo-accĂ©dant ». CĂŽtĂ© diagnostic, tout va bien, apparemment : ni termite ni amiante. MalgrĂ© la prĂ©sence d’une importante couche isolante au-dessus du plancher des combles, le diagnostiqueur n’insĂšre aucune rĂ©serve dans son rapport « termite ». Envisageant d’amĂ©nager les combles, l’acquĂ©reur se rend trĂšs vite dans ce local afin de vĂ©rifier par lui-mĂȘme l’état du plancher situĂ© sous l’isolant (dommage qu’il n’ait pas songĂ© Ă  le faire plus tĂŽt
). Mal lui en prend : Ă  peine s’est-il aventurĂ© dans cet espace que le plancher cĂšde partiellement sous son poids ; rĂ©sultat, un trou bĂ©ant (au milieu duquel on aperçoit des restes de poutres). Le procĂšs qui s’engage va dĂ©buter par un retour sur site, en prĂ©sence de toutes les parties (vendeur, acquĂ©reur, diagnostiqueur et agence) et de leurs avocats. L’un de ces avocats a d’ailleurs failli lui-mĂȘme traverser, lui aussi, le plancher de l’étage, ce qui installe une ambiance assez spĂ©ciale au cours de cette 1Ăšre rĂ©union d'expertise. Un Ă©change assez houleux s’engage (vu les intĂ©rĂȘts en jeu), d’autant plus qu’aucun termite n’a encore Ă©tĂ© aperçu jusque-lĂ  par l’expert judiciaire (ce qui lui laisse penser, dans un 1er temps, que l’infestation n’est plus active). Mais, Ă  force de persĂ©vĂ©rance, l’acquĂ©reur finit par dĂ©busquer des termites en activitĂ© sur la porte d’entrĂ©e de la maison ; aussi, chose exceptionnelle, retour de l’expert judiciaire sur le site (et ce, dĂšs le lendemain de la 1Ăšre rĂ©union !). Le nouveau constat de l’expert judiciaire – opĂ©rĂ© en juin 2021 (soit moins d’un an aprĂšs le diagnostic) – s’avĂšre accablant pour le diagnostiqueur. A l’issue d’un procĂšs ayant durĂ© quelques annĂ©es, le diagnostiqueur sera condamnĂ© Ă  verser de lourdes indemnitĂ©s Ă  l’acquĂ©reur (environ 100.000 €). Au moins deux enseignements se dĂ©gagent d’un tel sinistre. MalgrĂ© les efforts du diagnostiqueur (et de son avocat), aucun impact de poinçonnage n’a pu ĂȘtre observĂ© Ă  la surface du bois (portes, fenĂȘtres, etc.). âžĄïž Évitons le poinçonnage « mou » (telle est, trop souvent,l’impression que l’on peut ressentir lors du retour sur site !) pour privilĂ©gier un sondage « musclĂ© » et systĂ©matique, qui laissera des (le pluriel s’impose !) marques (impact de poinçon), y compris dans les zones difficiles d’accĂšs, peu susceptibles d’ĂȘtre modifiĂ©es au fil du temps (ex. dormant des fenĂȘtres). âžĄïž Le plancher des combles, lorsqu'il n’est pas facile Ă  examiner, implique, au minimum, de vĂ©ritables rĂ©serves, explicites et documentĂ©es (photos), nĂ©cessairement assorties de propositions d’investigations complĂ©mentaires, dans le but (expliquĂ© avec des mots clairs) de « lever le doute ».
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November 24, 2025
AMIANTE : Le grenier de la maison Ă©tait une partie commune ! ⏳ La procĂ©dure dure depuis 14 ans... Fin 2008, vente d’un logement en centre-ville ; Ă  premiĂšre vue, il s’agit d’une petite maison R+1 (2 piĂšces), accolĂ©e Ă  de nombreuses autres bĂątisses, identiques les unes aux autres (le tout formant une « barre » homogĂšne). Cet alignement de maisons est surmontĂ©, sur toute sa longueur, d’une toiture ardoise Ă  deux pans abritant un vaste grenier non cloisonnĂ©. Avant la vente, l’agence immobiliĂšre charge un diagnostiqueur d’effectuer un repĂ©rage. Sur place, l’opĂ©rateur ne trouve aucun matĂ©riau amiantĂ©. A l’étage, apercevant une trappe au plafond, l’intĂ©ressĂ© parvient Ă  ouvrir celle-ci, ce qui lui permet d’examiner, trĂšs partiellement, le grenier (obscuritĂ© et encombrement obligent). ⚠ ProblĂšme : ce grenier consiste en une partie commune. Contrairement aux apparences, notre « barre » forme une copropriĂ©tĂ© horizontale rĂ©unissant divers logements sous un grenier commun. AprĂšs la vente, l’acquĂ©reur apprend fortuitement que le plancher du grenier est recouvert d’une couche fibreuse de couleur grise : de l’amiante ! ⚖ Mise en cause de l’opĂ©rateur. Celui-ci se retourne contre nĂ©gociateur et notaire, pour n’avoir pas su expliquer Ă  l’acquĂ©reur que le grenier, partie commune, n’était pas dans la vente. En revanche, l’acte notariĂ© Ă©nonce qu’aucun diagnostic des parties communes n’a Ă©tĂ© effectuĂ©. Un premier jugement dĂ©boute l’acquĂ©reur. En effet, celui-ci se plaint de l’état des parties communes, qui se rĂ©vĂšlent amiantĂ©es. Or, lĂ©galement, c’est au syndic de sauvegarder les parties communes. Autre idĂ©e Ă  retenir de la dĂ©cision rendue : quand la mission se limite aux parties privatives, toujours veiller Ă  ne pas sortir (mĂȘme involontairement, comme ici) de la mission reçue, par exemple en accĂ©dant Ă  un grenier non privatif (ou Ă  toute autre partie commune). Ici, le simple fait que l’opĂ©rateur ait eu accĂšs au grenier a permis Ă  l’acquĂ©reur de lui chercher querelle, alors mĂȘme que le diagnostic confiĂ© par le vendeur ne concernait pas – du moins en thĂ©orie – les parties communes. Injuste (fort heureusement, l’acquĂ©reur a Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©, mais aprĂšs 14 annĂ©es de procĂ©dure, tout de mĂȘme...). Selon les juges, l’acquĂ©reur ne pouvait invoquer aucun prĂ©judice, fĂ»t-il moral. En effet, l’on ne peut prĂ©tendre avoir cru acheter un bien « zĂ©ro amiante » quand l’acte notariĂ© Ă©nonce qu’aucun diagnostic des parties communes n’a Ă©tĂ© effectuĂ©. Conseils pratiques. SystĂ©matiquement demander au donneur d’ordre de prĂ©ciser, si possible par Ă©crit, (ou, Ă  tout le moins, en veillant Ă  reprendre les dĂ©clarations « critiques » du DO dans le rapport final, voire dans le mot d’accompagnement de celui-ci), si le bien : - dispose de combles accessibles par une trappe, - relĂšve, ou pas, d’une copropriĂ©tĂ©.
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January 12, 2026